REconstruction après une masectomie - Cécile Chenard Dermographiste

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Dermographie réparatrice

Reconstruction du sein après mastectomie: La dermopigmentation médicale !

Après l’épreuve de l’annonce, puis celle des traitements (chimiothérapie, radiothérapie et hormonothérapie), la chirurgie est une étape cruciale dans la prise en charge du cancer du sein.Quand la mastectomie (ou ablation du sein) est inévitable, la reconstruction se fait sur des mois ou parfois des années, rendant difficile l’acceptation de ce corps qui change et qui ne ressemble plus à ce qu’il était avant la maladie…

Le travail du chirurgien est bien sûr la pierre angulaire de cette étape, et il saura au mieux indiquer à sa patiente quel geste il choisira pour reconstruire le sein après son ablation. Le type de cicatrices et la technique utilisés, ainsi que le choix de prothèses adaptées ou bien d’injections de graisse vont pouvoir donner un résultat esthétique satisfaisant au fil des mois.

Après la reconstruction du volume du sein, la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire (ou PAM) est la dernière étape de la prise en charge si cele-ci n’a pas pu être conservée. Elle est faite avec un lambeau de peau enroulé qui restaure le volume du memelon, ou bien avec des tissus prélevés dans la région du pli de l’aîne où la peau est naturellement plus pigmentée, ou encore avec une partie du mamelon controlatéral.

Le tatouage est une alternative simple pour cette reconstruction et consiste à injecter dans le derme des pigments recréant la coloration de l’aréole et du mamelon. La technique la plus couramment utilisée est la dermopigmentation médicale, en milieu hospitalier, et consiste à injecter des pigments stériles, avec un dermographe électrique.

Elle permet la reconstruction en 3-dimensions de l’aréole et du mamelon est une technique qui a été développée au Etats-Unis et qui utilise la technique du tatouage traditionnel (machines à tatouer et matériel à usage unique et pigments permanents), pour recréer l’illusion du relief et de la texture de l’aréole ainsi qu’un effet en trompe-l’oeil de la protrusion du mamelon.  La couleur et la forme du mamelon et de l’aréole sont déterminés avec soin et la technique de tatouage sera adaptée au type de chirurgie et aux cicatrices présentes.  Une première séance est réalisée une fois la prise en charge chirurgicale terminée, et après quelques jours de cicatrisation, la teinte définitive sera atteinte (les pigments sont très foncés les premiers jours puis s’éclaircissent en quelques semaines pour se stabiliser). Une séance de retouche trois à quatre mois plus tard permettra d’adapter la teinte ou d’augmenter les contrastes en fonction des souhaits de la patiente.  Le résultat sera alors définitif et ne nécessitera pas de reprise dans le temps.
Un pansement sera posé sur la partie tatouée pour la protéger le premier jour, puis à partir du lendemain, un lavage à l’eau et au savon, un séchage et l’application d’une crème cicatrisante permettront une bonne cicatrisation du tatouage.

Les tatoueurs traditionnels ont généralement peu pratiqué cet acte de reconstruction du mamelon. Les patientes n’ont pas forcément ni l’idée ni l’envie de pousser la porte d’un salon de tatouage traditionnel et un lieu dédié, confidentiel et professionnel est impératif pour leur assurer un résultat satisfaisant et durable… C’est à cette condition qu’elles pourront se reconstruire pleinement et retrouver féminité, confiance en elle et séduction.

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